mardi 10 juillet 2007

Fantasia - Day 2

Deuxième journée, pas eu de congé depuis un bail, la fatigue me court après et me rattrappe pendant THE RESTLESS (2006) [oui, ça fait une blague avec un titre pareil] du coréen Jo Dong-oh. Cognage de clous intensif, me faisant perdre le fil du film et puis, comme à l’habitude, réveil intense pour la dernière demi-heure. Maudite fatigue. L’œuvre en question ne semble pas être si indispensable, misant incroyablement sur le mélodrame tout en agrémentant le tout de quelques séquences d’action fort réussies dont la finale époustouflante où notre héros affronte près d’un millier d’adversaires… Surenchère ?! Bah, le tout tourne autour d’un chasseur de démons maintenant décédée (ou l’est-il ?) se retrouvant dans le Purgatoire pendant 49 jours en attendant son sort (le ciel, l’enfer ou bien la réincarnation). Pendant ce séjour, il aperçoit sa dulciné décéde qui n’a plus aucun souvenir de lui, son âme ayant été « purifié ». On commence à voir le mélo. Enfin, une œuvre avec de bons points, mais pas que ça.


On entame ensuite avec THE SIGNAL (2007) de David Bruckner, Dan Bush & Jacob Gentry, un film apocalyptique où le chaos règne. On renvoit ici légèrement à THE CRAZIES de Romero en version urbaine avec une folie soudaine s’éprenant des gens après l’écoute d’un signal à travers la télé ou la radio. Réalisé en trois parties par trois metteurs en scène, le climat change de section en section. Le récit est donc lié par les personnages qui sont délaissés d’un coup dans une section, puis on nous explique leur cheminement dans une autre. Technique narrative qui fonctionne bien ici. L’ouverture où l’ambiance malsaine y est installée est superbe. On se retrouve dans un climat engouffrant où la folie règne de partout et où tout est permis. À faire frémir. La deuxième partie rompt le ton avec une envolée vers le rigolo, parfois même l’hilarité. Ça demeure captivant, mais l’ambiance si bien établie au départ nous manque un peu malgré les qualités de sa suite. On revient soudainement sur les roues sérieuses avec l’humour qui ne devient plus drôle, mais terriblement inconfortable, retour vers le morbide. Rendu au troisième, la technique devient répétitive et cette partie est la moins réussie, ce qui ne veut pas dire qu’elle est ratée. On nous laisse donc sur une moins bonne note, mais le mélange astucieux et l’efficacité du projet comble le spectateur sans problème. Une réussite avec failles et des réalisateurs à surveiller.


Avant cette projection, on nous servait un court métrage : THE MORNING AFTER (2006) de Daniel Knight. Un divertissement amusant sur les lendemains de veille où une jeune dame se réveille entre deux gros hommes dont l’un est couché sur son bras. Comment s’en sortir ?! Les moyens drastiques…. Sans grande surprise, mais on s’amuse.

On termine la journée avec FLIGHT OF THE LIVING DEAD (2007) de Scott Thomas qui enchaîne sur le succès insensé de SNAKES ON A PLANE. Je n’ai pas aimé SNAKES et je n’ai pas aimé FLIGHT non plus qui, au moins, ne prétend rien et n’essaie pas d’être un mauvais film cool, c’est tout simplement un mauvais film. Gory, emmerdant, répétitif, rien de neuf. Même pour un film popcorn, c’est très plat et je me suis remis à cogner des clous pour ensuite me taper la grande marche jusqu’à la maison, les bus de nuits se promenant je ne sais où.



See ya !

3 commentaires:

benjamAnt a dit...

Plane Dead! Je me demandais justement quand cette chose allait atterir ici... (ahahha, mais quelle bonne blague bien pourrite!) Vu ce printemps, et oublié aussi vite ce même printemps; un pote m'avait envoyé une copie PAL (à ne pas confondre avec une copie pâle) d'un festival écossais.

Quand tu regardes un film qui dure 1h25 et que ça te paraît interminable, you know you're in trouble...

J'ai pas vu le Sam L. Jackson, d'ailleurs. Un jour peut-être. Ah, pis fuck, non. :)

Clifford Brown a dit...

PAL moé z'en pas.

Buko-san a dit...

Le Jackson ne vaut vraiment pas le coup. Beurk. Et ce FLIGHT OF THE DEAD s'en vient en DVD en octobre je crois. Heureux ?! ;)