lundi 29 juin 2009

Fantasia 2007 - Jour 10

La Thaïlande démarre la journée avec 13 BELOVED (2006, Chukiat Sakveerakul) [maintenant retitré 13: GAME OF DEATH], un film prometteur mais décevant. On s'attendait à plus de ce projet et on se retrouve plutôt avec un ramassis de clichés entremêlés de quelques bonnes idées. On manque de couille dans ses moments sérieux en passant vers l'humour lorsque l'inconfort s'installe trop dans un film qui, pourtant, ne mise que sur l'inconfort et les situations embarassantes. Le ton en souffre, l'inégalité étant trop présente et au final, on se dit que c'est un bel essai, mais ultimement bien décevant.

Par contre, MULBERRY STREET (2006, Jim Mickle) surprend. Avec un look urbain et granuleux superbe, on prend le temps de tout établir tranquillement, créant un fond nécessaire pour tout l'enfer qui va suivre. Des personnages rapidement attachants tentent de survivre dans une folie apocalyptique qui explose sobrement. Un rythme nerveux est fort apprécié. Cependant, on termine avec une finale un peu bâclée et habituelle, voulant pousser le bouchon un peu plus loin sans malheureusement réussir. Plus mélodramatique que touchant, mais ça ne retire rien au climat angoissant d'auparavant. On note un caméo amusant de Larry Fessenden dans la folie new-yorkaise.

Et nous voilà rendu au nouveau film de Lloyd Kaufman, POULTRYGEIST: NIGHT OF THE CHICKEN DEAD (2006) annoncé comme son dernier. Troma revient donc après plusieurs années de silence, leur dernier long métrage remontant en 2000, le jouissif CITIZEN TOXIE. L'humour habituel y est tout comme la déchéance, avec violence gratuite et explosive en prime. Le message contre les corporations fait également un retour en version encore plus souligné au gros gras, mais ça demeure dans le ton exagéré du projet. Une première pour Troma: des numéros musicaux ! On part en chef avec bon nombre de ces numéros puis on se calme en fin de parcours. Pour ma part, il ne s'agit pas ici de la plus grande réussite de Kaufman, le film étant beaucoup trop long, réduisant son but premier de divertissement de mauvais goût à une lourdeur répétitive. Était-ce dû à l'heure tardive et à l'accumulation de films des derniers jours ? Faudrait voir... La répétition n'est pas aidé par son seul lieu de tournage qui finit par ennuyer malgré la caméra toujours aussi surexcitée. Surprise: absence complète de Toxie et Kabukiman. Donc, pas grand chose de neuf pour les fans de Troma, mais s'ils s'arment de patience, ils trouveront sans doute leur compte.

La prochaine fois: LE FRISSON DES VAMPIRES de Jean Rollin !

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