lundi 17 mars 2008

THE LOST en DVD demain....

Sortie importante demain ! THE LOST de Chris Sivertson..... Il vaut le déplacement et traîne dans les méandres de la distribution depuis un bout, malheureusement. Courez vers ce film et dites ce que vous en pensez ! Buko-san approved. hehe. Le résumé de la jaquette:

« Once upon a time, a boy named Ray Pye put crushed beer cans in his boots to make himself taller. But this is no fairy tale: For suburban sociopath Ray (Marc Senter) and his friends, small-town life is a dead end road for sex, drugs, liars and losers. And what begins with a sudden act of senseless violence will climax in a mind-blowing frenzy of depravity... with the worst still yet to come.

Michael Bowen (Kill Bill), Dee Wallace-Stone (Rob Zombie's Halloween), Ed Lauter (True Romance), Megan Henning (7th Heaven), Katie Cassidy (Black Christmas) and Erin Brown (aka Misty Mundae) co-star in this controversial shocker adapted from the infamous novel by Jack Ketchum and based on the true story that stunned America. »


Superbe.

samedi 26 janvier 2008

Le Joker ne rit plus

La mort de l'acteur Heath Ledger arrive en grande suprise cette semaine. Il interprète le rôle du Joker dans le nouveau Batman intitulé THE DARK KNIGHT, toujours mis en scène par Christopher Nolan. La franchise ayant repris vie avec le superbe BATMAN BEGINS, c'est prometteur (avec Christian Bale à nouveau dans le rôle du milliardaire vengeur). Tout est terminé pour le film, mais la campagne de promotion venant de débuter pour ce projet prend un ton incroyablement morbide depuis l'annonce de la mort de Ledger. On risque de tout enlever, ce qui est compréhensible, mais c'est également bien dommage à la vue des superbes affiches. Jetez-y un oeil et vous y verrez la morbidité...

Et, en ce moment, Terry Gilliam doit sacrer sans bon sens..........

mercredi 23 janvier 2008

THE DESCENT

Un film que tout monde a vu maintenant (j'espère), mais une vieille critique qui traîne alors allons-y ! Ouais, ça contient quelques petits spoilers, chose rare chez moi...

Après un évenement tragique, une femme et cinq de ses amies décident de se retrouver pour partir à la recherche de nouvelles sensations fortes, comme elles le faisaient auparavant avec diverses activités de sport extrême. L’aventure, cette fois : l’exploration d’une caverne profonde et mystérieuse au beau milieu d’une forêt. Malheureusement pour elles, une fois leur chemin avancé, un éboulement se produit et les laisse prisionnières dans cette tombe souterraine. Elles décident d’aller plus profondément en quête d’une issue possible d’un autre côté. Seulement, quelque chose semble se cacher dans les coins sombres avec elles, et rien ne peut les préparer à une telle rencontre. Nos jeunes femmes découvriront beaucoup plus que de simples sensations fortes, la terreur prenant place à l’intérieur de chacune d’elles et avec raison…


Magnifique ! Avec un départ fracassant, Neil Marshall nous guide dès le début dans une œuvre concoctée pour abolir les nerfs du spectateur, et ce, en ne tombant jamais dans la gratuité ou la facilité. On prend bien le temps d’établir les personnages qui deviennent rapidement sympathiques et bien construits avec des nuances réussies de chacune des actrices, ce qui accentue le naturel du traitement. Avant la descente dans la grotte, nous avons déjà eu droit à des moments inventifs de frousse, en ne tombant jamais dans les « jump-scares » bidons. Ceux-ci sont si présents dans tout film d’horreur se la jouant facile : en attaquant l’ouïe du spectateur avec une trame sonore orchestrale pompeuse. Le niveau de terreur est conservé tout le film durant et demeure surprenant plus le métrage avance, avec l’augmentation du climat de menace présent dans la caverne.

Extrêmement bien rendue, l’ambiance engouffrante du lieu inexploré demeure viscérale, et ce, à travers le développement de deux formes de terreur : la réaliste et la fantastique. Dans la première partie du film, Marshall travaille la montée de la peur réelle avec tout ce que peut engendrer la visite d’une grotte : peur du noir, lieu inconnu et dangereux, désorientation, hallucinations et surtout claustrophobie. Jamais un film ne m’a autant effrayé avec la visite d’un lieu clos, recréant en moi un niveau intolérable d’étouffement me poussant à me demander si j’étais claustrophobe ou non. Tout de même un accomplissement s’il en est.

Ensuite, avec le climat d’oppression serrant la vis, on nous prépare à la découverte de ce qui se cache dans les coins sombres : des êtres lugubures. Cet angle, amené tout de même tardivement dans le métrage, ne ternit pas l’ambiance créée. On nous envoie plutôt sur une route différente, où la survie de nos protagonistes se voit encore plus mise en jeu et devra forcément évoluer vers le sauvage, voire le brutal.

La mise en scène calculée et maîtrisée donne un air somptueux au film avec sa musique dans le ton, qui n’en met jamais trop, ce qui demeure l’erreur de plusieurs métrages du genre, préférant l’étouffement facile de la bande sonore par des compositions à numéro. La photographie travaillée s’ajuste en conséquence et s’en tient au niveau grandiose du reste de l’entreprise, tout en expérimentant avec l’aspect sombre. Si éclairage il y a, on utilise les méthodes de luminosité possible dans une grotte, variant les couleurs (rouge, orangé, vert) superbement. En bref, vous l’aurez compris, le film est brillant, magistral et terrifiant. À voir absolument !


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Voilà maintenant que le nouveau film de Neil Marshall se ramène. La prémisse annonçait un film sombre et prometteur, mais la bande-annonce n'est pas ce qu'il y a de plus convaincant.... Un mélange d'ESCAPE FROM NEW YORK et MAD MAX avec one-liners à l'appui, ça rend le projet moins captivant. Enfin, on va se fier à Marshall et on verra ce que ça donnera. Découvrez la bande-annonce ici.

mardi 15 janvier 2008

dimanche 13 janvier 2008

ZODIAC: Director's cut

David Fincher et son ZODIAC. L'avez-vous vu ? Si la réponse est dans la négative, courez le voir (oui, oui) ! Je suis repris d'enthousiasme pour le film en le revoyant cette semaine dans la version du réalisateur qui, à vrai dire, ne comporte pas d'énormes changements, mais raffine plutôt un film inoubliable et maîtrisé. Si vous désirez connaître les quelques différences entre les versions, cliquez ici (il y a des spoilers). Je n'ai pas encore eu la chance de parcourir les nombreux documentaires sur le sujet accompagnant cette version du film en DVD, mais pour une fois, j'ai une grand envie de découvrir ces suppléments qui ne sont pas que des archives promotionnelles ennuyantes. Ce qui me rappelle que je n'ai pas encore fait le tour de la récente ré-édition de BLADE RUNNER, elle aussi étant garnie d'extras intéressants. Bah, le temps file....

J'ai cependant remis la main sur une bonne vieille VHS cachant sous son plastique THE ZODIAK KILLER (oui, avec un K le Zodiac dans ce cas, ho ho. KK). Datant de 1971 (de Tom Hanson), ce film torché rapidement laisse un drôle de goût en bouche, étant tourné si peu de temps après les événements. Bien sûr, c'est mal joué, mal foutu et digne du cinéma d'exploitation, mais son mandat premier se veut un avertissement pour les gens de l'époque. Bravo. On tente de foutre la paranïoa dans la ville avec un dude portant une perruque ridicule et un nez en plastique ! Le tout débute avec une note de Paul Avery (joué par Robert Downey, Jr. dans la version de Fincher), journaliste du San Francisco Chronicle, ayant également agit comme consultant pour le film. Son mot de bienvenue vaut son pesant d'or... Le voici:

« The motion picture you are about to see was conceived in June 1970. Its goal is not to win commerical awards but to create an " awareness of a present danger". Zodiac is based on actual facts. If some of the scenes, dialogue, and letters seem strange and unreal, remember - they happened. My life was threatened on Oct. 28, 1970 by Zodiac. His victims have received no warnings. They were unsuspecting people like you ---
Paul Avery, Reporter
San Francisco Chronicle »

Au cours du récit simplet, on nous montre le repère du Zodiac ressemblant étrangement à celui de Fuad Ramses dans BLOOD FEAST de Herschell Gordon Lewis. Dans le coin secret de notre postier-tueur beau bonhomme, de magnifiques draps rouges arpentent les murs avec des chandelles un peu partout et lui de faire des incantations sataniques vêtu d'une tunique noire. Ouais, bon, pour les faits précis, on repassera bien sûr... Sa présentation est d'ailleurs fabuleuse: on voit une jeune dame heureuse marchant sur le trottoir lors d'un après-midi ensoleillé, disant de jolis bonjours à des enfants. Tout à coup, marchant en sens contraire, notre perruqué au nez en plastique lui saute dessus pour la poignarder. Bam... Bam... Bam... Le sang coule et fait la croix du Zodiac dans les craques du trottoir.... Générique de début.

Dire que dans un lot similaire, j'ai deux films d'Uli Lommel trainant quelque part ici: c'est épeurant. Le traitement doit être magnifique. Un de ces deux métrages a au moins un bon élément en sa faveur: David Hess est de la partie. Déjà ça de gagné, mais vu les projets horriblement emmerdants de Lommel dans les dernières années (incluant sa série de films sur des tueurs, euh, en série commandée par Lions Gate), je crois que je vais faire appel à un ami rarement utilisé: le fast-forward. Le jour viendra.... Pour le moment je vous laisse sur un court texte, à propos du génial ZODIAC de Fincher, que j'avais écrit pour une revue lors de sa sortie au cinéma. Voilà. À bientôt !

« Cinq ans après la sortie de PANIC ROOM, David Fincher revient enfin sur le grand écran avec un nouveau projet. L’attente en valait-elle la peine ?! Aucune hésitation de ce côté : oui. Pour une fois, les attentes sont comblées avec une élégance magistrale. Fincher s’attaque au cas du Zodiac, un tueur en série ayant sévi principalement vers la fin des années 60 jusqu’au début des années 70 à San Francisco et dans ses environs. Adapté des deux bouquins à succès de Robert Graysmith, le film suit l’enquête qui dura plusieurs années, ce fameux Zodiac demeurant un tueur évasif, tout en provoquant l’œil public. En effet, il envoyait des lettres aux plus gros journaux, à la suite de ses meurtres cruels dont il décrivait les détails de sang-froid, formulant des demandes en y ajoutant des menaces et des messages codés. Graysmith bossait à l’époque à l’un de ces journaux (en tant que caricaturiste pour le San Francisco Chronicle) et il vécut donc ces événements de près. Devenu obsédé par le cas, il fouina partout pour démasquer la personne derrière ces crimes après l’abandon des policiers, et ainsi, entama sa propre enquête sur le sujet.


Fincher a pris la sage décision de privilégier une mise en scène sobre. S’il aime souvent l’excès, il laisse cette fois le récit passionnant se développer avec une brochette d’acteurs talentueux. Certains critiquent la trop longue durée du métrage, mais on ne peut nier son intensité : j’en étais rivé à mon siège pendant le déroulement complet de l’oeuvre. Il ne s’agit pas ici d’une biographie de ce tueur en série, mais plutôt du développement de l’affaire, ainsi qu’un portrait des nombreuses personnes attachantes mêlées au cas. Voilà donc un fabuleux compagnon au bijou de Spike Lee, SUMMER OF SAM, proposant de son côté les événements entourant le cas de David Berkowitz, à la fin des années 70. »

dimanche 6 janvier 2008

THE BLACK BELLY OF THE TARANTULA

(La tarantola dal ventre nero)
[1971, Paolo Cavara]


Beau petit giallo que voilà. On y raconte l’histoire d’un enquêteur incertain de sa profession devant trouver le coupable de quelques meurtres sordides accomplis à l’aide d’une aiguille d’acuponcture. Le hic : cette aiguille plantée à la base de la nuque immobilise complètement les victimes, mais les laisse consciente lors de l’étape suivante de notre silhouette gantée favorite – poignarder les jeunes dames dans l’estomac. Urgh.


La photographie est superbe, les actrices tout autant, on a pas lésiné sur les gros noms : Barbara Bouchet, Claudine Auger, Barbara Bach, Stefania Sandrelli, Rosella Falk et cie. Giancarlo Giannini est notre enquêteur non-motivé parcourant les restes de ces scènes morbides, se trouvant toujours un pas derrière le meurtrier mystérieux. Comme souvent dans les giallos, la révélation finale est un peu décevante et/ou facile, mais avec tout ce que nous avons pu découvrir auparavant, il est très difficile de bouder son plaisir.

Le tout baigne d'une superbe trame sonore d’Ennio Morricone qui ajoute une bonne dose de charme à ce divertissement fort réjouissant. Si vous désirez découvrir cette bande sonore sans les images, suivez ce lien vers le Morricone Lover.

dimanche 30 décembre 2007

Facelift

Whoa là ! Pratiquemment six mois sans nouveau billet, c’est pas correct, oh non non. D’ici peu, la parution de billets de façon plus régulière devrait se produire, en débutant par ces petits changements de look qui sont peut-être passés inaperçus avec ce post… L’inactivité du blog n’est pas voulue, le temps manquait et puis, bien, voilà tout. Le temps manque à tout le monde et dans les derniers mois, mon environnement a pas mal changé avec un déménagement, un autre au travail, un tournage de film qui s’est magnifiquement imposé et tout le tralala… Mais dès janvier, je vais tenter de conserver une certaine régularité dans la parution de mes billets et nous verrons où ça nous mènera.

Quelques petits textes sont déjà en préparation alors c’est déjà ça de fait et si tout va bien, le restant du reportage de Fantasia 2007 va finir par se pointer. Malgré l’énorme retard, il se peut que ce soit encore valide, la majorité des films n’ayant pas été longuement parlé ou même encore vu avec tous les délais de distribution. Vous jugerez de l’utilité de la chose.


Avec tout ce temps qui filait, j’ai voulu écrire sur différentes choses dont quelques films marquants demeurant en mémoire comme THE LOST de Chris Sivertson que j’ai finalement pu voir cet été. Fabuleux que ce film. Première adaptation d’un roman de Jack Ketchum (suivi rapidement par l’adaptation de THE GIRL NEXT DOOR), on nous plonge dans un monde sombre et ô combien engouffrant vers la démence et le mal. À voir absolument ! Je n’ai pas eu le temps d’en glisser quelques mots ici, mais ce qui est encore plus triste que mon propre retard est le retard de la sortie de ce film (il languit depuis 2005) ! Anchor Bay détiennent les droits et malgré la perle qu’ils ont, ils n’arrêtent pas de faire languir le public avec la remise sans cesse de sa parution. Finalement, ils annoncent maintenant une date tentative : le 18 mars 2008 en DVD. Espérons que c’est la bonne ou le titre du film voudra dire autre chose…


Pendant tout ce délai, Sivertson a pu tourner un nouveau film qui est maintenant paru en DVD…. Il s’agit de I KNOW WHO KILLED ME avec Lindsay Lohan. Bah, je sais ce que vous allez dire, mais étant pour ma part à l’abri de tous les potins, je n’en savais pas tant sur elle et sa belle réputation. Je m’en foutais et je voulais voir le nouveau projet de Sivertson. Je ne fus pas déçu (contrairement à la majorité des gens). On retrouve une partie de l’ambiance de THE LOST dans cette histoire abracadabrante qui ne fait pas de sens, mais qui demeure ennivrante. On est en plein territoire giallesque et c’est jouissif. Il ne s’agit pas d’une grande perle, mais on passe un moment fort plaisant pendant toute la durée, à condition de laisser sa logique au vestiaire. La photo est d’autant plus magnifique, quoiqu’un peu poussée malgré tout.

Enfin, le metteur en scène ne manque pas de talent et j’ai bien hâte de voir ce qu’il manigance pour son prochain métrage… À bientôt (je l'espère bien) !

mercredi 18 juillet 2007

Fantasia - Day 6 - Mardi


Départ brutal aujourd’hui avec DOG BITE DOG (2006) de Pou-Soi Cheang, film de Hong Kong boostant l’intensité au maximum, frappant durement et férocement autant sur l’écran que sur l’esprit du spectateur ébahi. Cette intensité féroce se réduit de temps à autres, particulièrement à la mi-chemin, pour revenir de plus belle par la suite. À chaque occasion qui se présente, on se dirige sans hésiter vers le brutal que ce soit une prise d’otages ou quelconque événement dangereux. Le portrait en devient lourd et malsain. Cependant quelques moments nous envoient dans le mélo comme à l’habitude dans le cinéma de Hong Kong, parfois poussant le bouchon un peu loin dans un symbolisme qui n’a pas sa place dans le chemin déjà établi par le film. Malgré cela, on n’en tient pas rigueur tellement le film frappe sauvagement et magnifiquement. Ceci n’est pas un divertissement léger.

On continue la journée avec EXTE : HAIR EXTENSIONS (2007) de Sion Sono, toujours présent pour la chose. Il s’agit ici d’un film « commercial » et plus accessible pour Sono, mais il réussi bien certainement à y ajouter sa gamme de personnages et situations loufoques et intenses comme à son habitude. Ce n’est pas son meilleur film, mais on sent son amusement à démembrer les éléments maintenant tant connu des J-Horror tout en gardant un sérieux, contrairement au ONE MISSED CALL de Takashi Miike qui prenait un ton parodique savoureux et terrifiant en même temps. Plusieurs séquences sont d’une efficacité certaine, particulièrement les flashbacks explicatifs et on déguste tranquillement ses idées originales pour revirer l’habituel en un délire Sonien.

On enchaine ensuite avec RIGHT AT YOUR DOOR (2006) de Chris Gorak, oeuvre sur les peurs et dangers en se concentrant sur quelques personages attachants avec compassion. De cette façon, on rend bien certainement la peur universelle malgré son ancrage dans les troubles américains. Le film ne perd pas une minute dès son départ pour établir rapidement la situation affolante affligeant Los Angeles : des bombes ont sauté au centre-ville et elles contiennent un gaz toxique et possiblement mortel, se propageant rapidement dans l’air. Il faut s’enfermer chez soi et dépendre des quelques infos disponibles.

Les premiers instants de folie du film ne colle pas vraiment, l’intensité n’est pas contagieuse, mais on se laisse rapidement prendre par la suite et on reste sur le qui-vive jusqu’aux dernières secondes. Une belle réussite.

Place aux prochains : KM 31, BIG BANG LOVE : JUVENILE A et THE TRIPPER.

samedi 14 juillet 2007

LA NUIT DES HORLOGES, Rollin est en ville !

Pour saluer l'arrivée de Jean Rollin en ville, je vous offre en exclusivité la critique du nouveau film de ce maître de l'onirisme. Elle paraîtra dans le prochain numéro de Contamination (avec une entrevue), publication remise à plus tard pour différentes circonstances malgré l'enthousiasme de l'équipe. Bon séjour à Montréal monsieur Rollin !!

La nuit des horloges
Fantastique. France, 2007, 92 minutes.
Un film de Jean Rollin.
Avec Ovidie, Sabine Lenoël et Françoise Blanchard.

Découvrir un film de Jean Rollin, c’est s’ouvrir à un autre monde où le fantastique est de mise, tout comme l’ouverture d’esprit. Ses images, toujours d’une beauté envoûtante, nous engouffrent pour nous permettre de pénétrer dans un univers inconnu, mais familier en même temps à quiconque connaissant son œuvre. Dans son plus récent métrage, Rollin partage encore plus ouvertement son trajet, ses inspirations et tout ce que lui tient à cœur. La nuit des horloges montre l’errance d’une jeune femme, Isabelle, suivant un parcours onirique à travers les personnages de son oncle Michel Jean, cinéaste et écrivain, un homme qu’elle n’a rencontré qu’une seule fois lors des ses dix ans. Malgré le peu de temps passé avec ce monsieur, Isabelle tente aujourd’hui de le retrouver après sa mort, en fréquentant ses univers à l’aide d’horloges et de ses créations.

Résumer un récit de Jean Rollin est un exercice futile, son cinéma n’étant possible à partager qu’en le visionnant soi-même pour savourer pleinement la poésie esthétique du visuel qui accompagne ses dialogues bien à lui. Dans ce cas-ci, le cinéaste ose pousser encore plus loin son dévoilement personnel en faisant appel à sa carrière (moins connue ici) de romancier, fusionnant toutes ses créations pour aboutir à un résultat qui tient à la fois de la conclusion et de l’ouverture vers son œuvre entière. En regardant un tel film, parsemé d’extraits de toute sa filmographie du fantastique, l’enthousiasme de découvrir, de lire, de voir et de revoir tout ce qu’il a construit avec les années devient contagieux. Des images toujours aussi magiques émanent un lyrisme qui n’est malheureusement pas partagé par tous les publics, hélas, mais qui se dévore par ceux qui sont épris de sa passion. Ovidie, ex-star du cinéma X (tout comme Brigitte Lahaie à l’époque), joue Isabelle, la jeune femme découvrant ce monde onirique. Elle n’est pas sans reproches, mais demeure malgré tout dans le ton du tableau complet. La musique toujours bienvenue de Philippe D’Aram accompagne la plupart des segments de façon enivrante. De son côté, Rollin a réussi l’exploit de ramener les acteurs originaux de ses œuvres précédentes, ajoutant un brin de nostalgie additionnel au projet. Savourer ce film est comme revisiter tout le chemin artistique du metteur en scène, une expérience hypnotisante et fabuleuse. Permettez-moi ici de le remercier pour ce partage aussi ouvert de son univers particulier au cours de toutes ces années, autant sur écran que sur papier.

Fantasia - Day 5 - Lundi

Annulation de mon visionnement de YOUR MOMMY KILLS ANIMALS, le temps manque. On se reprendra, il a été acheté pour distribution, déjà ça de bien. Alors la journée commence avec WOMAN TRANSFORMATION (2006) de Tôru Kamei, réalisateur de DOUBLE SUICIDE ELEGY que je n’ai malheureusement toujours pas vu. Cette nouvelle œuvre donne envie. On nous raconte trois histoires où différentes jeunes femmes souffrent de changements physiologiques inhabituels et dérangeants. Ces transformations augmentent le sentiment de malaise et d’isolement de nos protagonistes, les obligeant à se départir des autres qui, bien certainement, n’offrent aucune sympathie, encore moins de l’aide.

Dans le premier récit, on nous présente une jeune fille souffrant de malaise dans le cou, ayant des os de serpent… Dans le deuxième, une autre jeune femme particulièrement obsessive envers ses ongles, se retrouve à les voir pousser à une vitesse incroyable. À chaque nuit, ils poussent d’environ 3cm de plus qu’à l’habituel, ce qui devient rapidement embarassant et difficile à vivre. La coupe devient impossible tout d'abord d’un côté pratique, mais aussi vu le mal que cela apporte, étant maintenant des extensions de son corps. Dans le troisième volet, c’est le tour d’une jeune fille de souffrir de changements tranquillement, débutant par les oreilles et continuant par les yeux et la perte de cheveux.


Les trois histoires demeurent intéressantes avec la première étant la plus longue à démarrer. La deuxième reste ma préférée avec son personnage principal attachant et mieux devéloppé. L’agencement des sketchs est fabuleusement réussi. On nous présente brièvement les protagonistes des différentes histoires à travers la première partie, avant même de savoir qu’ils seront les prochaines « victimes ». Cette démarche élimine les nouveaux départs parfois agaçants des films de ce genre, notre curiosité étant déjà piquée. On clôt le film de la même façon que l’ouverture : avec une brigadière qui embrasse sa transformation, le tout sur un ton humoristique. Un bon visionnement.

La projection suivante fut HAZARD (2005) de Sion Sono. Un film que le cinéaste a tourné il y a cinq ans, mais qui a souffert de nombreux problèmes retardant sa sortie. Sono, présent pour l’occasion, affirmait être maintenant très détaché de ce projet artistiquement malgré son évident attachement personnel au résultat. Probablement qu’il se sent plus à l’aise avec le monde surréaliste et visionnaire qu’il a créé par la suite, opposant la réalité de cette œuvre urbaine et rebelle.


On se retrouve avec une étude personnages plutôt qu’un vrai récit, personnages parfois agaçants, se promenant d’un bout à l’autre comme le film. On suit l’isolement et la solitude d’un japonais décidant de partir pour New York pour enfin vivre et se découvrir. Il y fera de mauvaises rencontres, tout comme des bonnes qui le changeront à jamais, lui permettant le développement qu’il désirait tant. Le tout est tourné avec un minuscule budget, choisissant de se dérouler au New York du début des années 90 alors que la ville était encore plus dangeureuse et au moment auquel les événements partiellement réels se seraient déroulés.

On ressent le développement d’un réalisateur qui allait exceller dans la défiance des normes cinématographiques plutôt que de vouloir simplement s’attaquer à la narration et à son public de façon plus frontale. Un film de réveil, de recherche de soi pour le personnage principal, mais le lien est facilement appliquable au cinéaste lui-même.
Un petit oubli dans les journées déjà décrites: avant la projection de FLIGHT OF THE LIVING DEAD, il y avait un court métrage intitulé THE FIFTH (2007) de Ryan A. Levin. Court bien amusant où cinq amis se rencontrent pour une partie de poker. L'un d'eux étant un tueur en série (Robert E. Beckwith, l'avocat dans la série SCRUBS) trimbalant du boulot avec lui, ça n'est pas fort plaisant pour le nouveau... Hilarant.
Prochain arrêt: DOG BITE DOG, EXTE: HAIR EXTENSIONS (le nouveau Sono) et RIGHT AT YOUR DOOR.

jeudi 12 juillet 2007

Fantasia - Day 4 - Dimanche

On commence aujourd’hui avec TEN NIGHTS OF DREAMS (2006), une adaptation des contes du romancier japonais Soseki Natsume, pour lequel la Nikkatsu a rassemblé onze metteurs en scène : Akio Jissoji, Kon Ichikawa, Takashi Shimizu, Atsushi Shimizu, Keisuke Toyoshima, Suzuki Matsuo, Yoshitaka Amano & Shimmen Kawahara, Miwa Nishikawa, Yudai Yamaguchi et Nobuhiro Yamashita. Avec ce rassemblement, on plonge dans le surréalisme et le symbolisme à plein nez, thèmes récurrents à l’appui pour parcourir ces rêveries. Comme tout film à sketch, le résultat est inégal, mais ça demeure savoureux à chaque séquence. On reconnaît le style distinct de plusieurs dont Shimizu avec l’horrifique tout en y ajoutant des moments avec une bonne dose d’humour cette fois-ci. Ichikawa nous offre une belle surprise humoristique en renvoyant aux films muets en noir et blanc où un samouraï tente d’obtenir la paix intérieure. Amano, pour sa part, nous envoie dans un film d’animation d’une beauté exquise où la finale mémorable nous reste en tête. TEN NIGHTS est donc un film diversifié et plaisant tout en demeurant énigmatique.


Tout de suite après, nous enchainons avec le superbe THE SHOW MUST GO ON (2007) de Han Jae-rim. Film de gangsters dramatique tantôt hilarant tantôt d’un sérieux exemplaire où on pourrait penser légèrement aux SOPRANOS. On suit Song Kang-ho (THE HOST, SYMPATHY FOR MR. VENGEANCE) tentant de garder sa famille intacte qui demande de laisser tomber son côté criminel : pas si facile. Le rêve d’une belle maison l’aide à croire que tout va revenir dans l’ordre aussitôt qu’elle sera sienne. Bien sûr, la réalité est tout autre et aucun cadeau n’ira en direction de notre protagoniste attachant. Captivant, on découvre l’un des meilleurs films du festival jusqu’à présent.


La soirée se termine avec un retour dans le monde d’Adam Green pour SPIRAL (2007), un film qu’il a co-réalisé avec Joel Moore tout de suite après HATCHET. Moore a également co-écrit le scénario (avec Jeremy Daniel Boreing) tout en étant l’acteur principal. Une oeuvre complètement différente de leur projet précédent, SPIRAL nous envoie dans le monde d’un rejeté de la société, peintre dans ses temps libres avec plus d’un secret dans son sac. Souffrant intérieurement, ce jeune homme se lie d’amitié avec une jolie demoiselle (Amber Tamblyn), collègue de bureau qui s’improvisera modèle pour notre artiste en devenir. Bien sûr, le tout dégénèrera avec le temps et les secrets…


On compare ce projet aux films compagnons que sont MAY et ROMAN (de Lucky McKee et Angela Bettis, respectivement) et on ne se trompe pas, les trois films explorant des âmes solitaires avec leurs mondes propres, se dirigeant vers une issue triste et dévastatrice, mais déjà tracée. Amber Tamblyn est rapidement attachante et charmante, offrant sa meilleure interprétation jusqu’à présent tout comme Moore, inquiétant et bien mené dans sa partie. Le film baigne dans une ambiance jazz, piste sonore aidant, ce qui donne un climat relaxant au tout, laissant le temps d’explorer tranquillement les personnages. Un belle réussite sobre avec essentiellement que trois acteurs et quelques lieux. Un bon départ pour Green, démontrant un autre côté plus sophistiqué que HATCHET.

Next : WOMAN TRANSFORMATION et HAZARD.

mercredi 11 juillet 2007

Fantasia - Day 3 - Samedi

C’est déjà le temps de couper dans les films prévus : il y en a trop. On débute donc en soirée avec la première canadienne de HATCHET (2006) d’Adam Green. Histoire typique : une bande de gens se retrouvent perdus en forêt pendant le mardi gras et une légende raconte l’existence d’un fou furieux en ces lieux : Victor Crowley. Eh ben, il est là en effet.


On se retrouve ici avec un joyeux mélange de slashers des années 80. Je ne vois pas pourquoi les gens parlent de slasher des années 70, on s’inspire avec grande évidence de la décennie d’ensuite avec un sens de l’humour bien présent. Notre Victor Crowley ressemble étrangement à Madman Marz (de MADMAN, tsé) et la création de la bête dans la légende emprunte largement sur THE BURNING. Pas bien grave, c'est plutôt dans le ton du film. Alors on ne ré-invente pas la roue, mais on s’y amuse follement à condition d’aimer le genre et son metteur en scène fait définitivement parti des fans. Oui, c’est gore, oui c’est stupide, oui c’est drôle. Voilà pas mal tout ce que Green visait. C’est le CABIN FEVER récent, sans les quelques moments sérieux. D’ailleurs, Adam Green était présent et son enthousiasme de fan rappellait celui d’Eli Roth lors de son passage au même festival. Moins d’hardeur, mais même cheminement, on verra s’il complètera son envol aussi bien que son compatriote. Green alla même jusqu’à conter une histoire bien émotionnel au sujet d’un de ses idoles : Dee Snyder de Twisted Sister. Bon raconteur, le mec nous faisait découvrir sa passion.


Ensuite est venu le temps du film de minuit. On nous annonçait durant toute l’année la première production de Pete Tombs et Andy Starke, les deux mecs derrière le label Mondo Macabro. Il s’agit d’un film d’horreur pakistanais du nom de HELL’S GROUND (2007) d’Omar Ali Khan. Le film démarre bien avec de la bonne musique groovy et la découverte de ce pays sous cet angle horrifique. Cependant, on se met à faire la norme des films américains avec tous les clichés qui sont, bien sûr, le contraire des films pakistanais contenant des numéros de danse et tout ce tralala. Malheurseument ici, c’est l’habituel. Malgré cela, on continue l’écoute sans trop de problèmes, mais plus le film avance, plus les longueurs s’accumulent et deviennent de moins en moins supportables. On demeure patient, mais au bout du compte, on débouche sur rien d’autre que la norme convenue et l’ennui. On voit bien quelques zombies (dont un nain !) et un tueur en burqua, mais à part ça, on s’attendait à plus de Mondo Macabro. Dommage.


Tombs et Starke ont au moins apporté avec eux une bobine de 20 folles minutes de films pakistanais qui valait à elle seule la projection. Beaucoup de folie et d’hilarité.

La prochaine fois : TEN NIGHTS OF DREAMS, THE SHOW MUST GO ON et SPIRAL.

mardi 10 juillet 2007

Fantasia - Day 2

Deuxième journée, pas eu de congé depuis un bail, la fatigue me court après et me rattrappe pendant THE RESTLESS (2006) [oui, ça fait une blague avec un titre pareil] du coréen Jo Dong-oh. Cognage de clous intensif, me faisant perdre le fil du film et puis, comme à l’habitude, réveil intense pour la dernière demi-heure. Maudite fatigue. L’œuvre en question ne semble pas être si indispensable, misant incroyablement sur le mélodrame tout en agrémentant le tout de quelques séquences d’action fort réussies dont la finale époustouflante où notre héros affronte près d’un millier d’adversaires… Surenchère ?! Bah, le tout tourne autour d’un chasseur de démons maintenant décédée (ou l’est-il ?) se retrouvant dans le Purgatoire pendant 49 jours en attendant son sort (le ciel, l’enfer ou bien la réincarnation). Pendant ce séjour, il aperçoit sa dulciné décéde qui n’a plus aucun souvenir de lui, son âme ayant été « purifié ». On commence à voir le mélo. Enfin, une œuvre avec de bons points, mais pas que ça.


On entame ensuite avec THE SIGNAL (2007) de David Bruckner, Dan Bush & Jacob Gentry, un film apocalyptique où le chaos règne. On renvoit ici légèrement à THE CRAZIES de Romero en version urbaine avec une folie soudaine s’éprenant des gens après l’écoute d’un signal à travers la télé ou la radio. Réalisé en trois parties par trois metteurs en scène, le climat change de section en section. Le récit est donc lié par les personnages qui sont délaissés d’un coup dans une section, puis on nous explique leur cheminement dans une autre. Technique narrative qui fonctionne bien ici. L’ouverture où l’ambiance malsaine y est installée est superbe. On se retrouve dans un climat engouffrant où la folie règne de partout et où tout est permis. À faire frémir. La deuxième partie rompt le ton avec une envolée vers le rigolo, parfois même l’hilarité. Ça demeure captivant, mais l’ambiance si bien établie au départ nous manque un peu malgré les qualités de sa suite. On revient soudainement sur les roues sérieuses avec l’humour qui ne devient plus drôle, mais terriblement inconfortable, retour vers le morbide. Rendu au troisième, la technique devient répétitive et cette partie est la moins réussie, ce qui ne veut pas dire qu’elle est ratée. On nous laisse donc sur une moins bonne note, mais le mélange astucieux et l’efficacité du projet comble le spectateur sans problème. Une réussite avec failles et des réalisateurs à surveiller.


Avant cette projection, on nous servait un court métrage : THE MORNING AFTER (2006) de Daniel Knight. Un divertissement amusant sur les lendemains de veille où une jeune dame se réveille entre deux gros hommes dont l’un est couché sur son bras. Comment s’en sortir ?! Les moyens drastiques…. Sans grande surprise, mais on s’amuse.

On termine la journée avec FLIGHT OF THE LIVING DEAD (2007) de Scott Thomas qui enchaîne sur le succès insensé de SNAKES ON A PLANE. Je n’ai pas aimé SNAKES et je n’ai pas aimé FLIGHT non plus qui, au moins, ne prétend rien et n’essaie pas d’être un mauvais film cool, c’est tout simplement un mauvais film. Gory, emmerdant, répétitif, rien de neuf. Même pour un film popcorn, c’est très plat et je me suis remis à cogner des clous pour ensuite me taper la grande marche jusqu’à la maison, les bus de nuits se promenant je ne sais où.



See ya !

lundi 9 juillet 2007

Fantasia - Day 1

Bon, tentons de mettre un peu d’ordre dans tous ces visionnements qui s’enchaînent… La seule chose logique vu le manque de temps: des impressions avec quelques commentaires sur les films. L'élaboration, on gardera ça pour une prochaine fois.
Retournons au départ avec le film d’ouverture : TEKKON KINKREET (2006, Michael Arias), film d’animation japonnais d’une beauté à couper le souffle. Personnages attachants de Black et White, deux orphelins faisant leurs propres lois dans « leur » ville. Bien sûr lorsque l’on se trouve dans la ville où il y a également la présence de yakuzas, c’est pas facile…. Récit prenant et déchirant, jouant toute la gamme d’émotions. Cependant, pour ma part, je n’ai pas été complètement conquis malgré toute la fabuleuse entreprise, adapté d'un manga.

Michael Arias était présent, mais je suis parti à la sauvette après le film, avant le départ du Q&A pour réussir à attrapper une autre projection dans une autre salle : TIME (2006) de Kim Ki-duk. Cette fois, je suis tombé sous le charme dès le départ pour cette nouvelle œuvre de Ki-duk, réalisateur prolifique ces dernières années. Il faudrait que je me rattrappe dans la filmographie du mec : je n’en ai découvert que quatre.


Celui-ci porte sur la chirurgie plastique et le trouble d’identité avec une jeune femme croyant que son petit ami est fatigué de son beau petit minois après seulement deux ans de vie en couple. Les grands moyens seront employés pour changer l’apparence… Les insécurités y passent et le film réussi sous plusieurs aspects, nous laissant dans un état méditatif après son générique, sans pour autant être chiant. Bravo !
Avant la projection de ce dernier, on nous présente un court métrage allemand de Phillip Van, HIGH MAINTENANCE (2006). Un anniversaire de couple avec des surprises.... Bof, amusant, mais sans plus, sentant le film étudiant à plein nez malgré la production de qualité. Impression confirmé lors du générique de fin. À bientôt !

samedi 30 juin 2007

Le comble: Countess Dracula's ORGY OF BLOOD

Oh yeah...... Ça part mal.... Une femme se redresse de son cercueuil pour se dégourdir et nous montre ses lolos puis ses crocs. Générique [moche, à l'ordi]. On se retrouve avec un décor carton-pâte (touristique probablement) pour faire croire à une autre époque. Une jolie dame dort dans son lit. POOF ! La Comtesse apparaît avec de la fumée et se fout à poil pour aller rejoindre la dame du lit et ajouter un peu de lesbian-action soporifique. Après un cinq minutes de perdus: on croque un téton. Croque.


Et c'est parti, on entend le premier mot dit par un mec dans le salon, s'inquiétant avec sa belle moustache. On fini par revenir à notre époque et l'habituel des mauvaises séries B se déroulent avec des bouts de soft-porn nausséeux. J'ai réussi à le terminer en classant de la paperasse, c'est dire ! Notre pauvre Paul Naschy n'est réellement présent qu'au départ puisque par la suite, il ne fait qu'apparaître en semi-fondu fantomatique brandissant sa croix fièrement, étant un moine espagnol qui ne parle pas un mot anglais... Il désire plus que tout voir la fin de cette lignée de vampires.... mais ne fait pas grand chose pour l'enrayer. Hmmmm.

Donald F. Glut (réalisateur) et Paulo.


Oui, ce film fait mal à Paulo, mais pas autant que TOMB OF THE WEREWOLF que j'ai vu il ya quelques années. Dans celui-là, on le voit tout bedonnant en costume de loup-garou courir derrière des starlettes de Fred Olen Ray. Triste.

Au moins, j'avais bien aimé SCHOOL KILLER, un autre film récent (espagnol) avec Paulo. Semblerait que je suis seul dans ce camp alors ça vous en dit long sur le film orgiaque en question ici.....




En ce moment, c'est la furie Fantasia. Avec une passe, c'est chouette, mais c'est également l'enfer. Je vais tenter de parler de mes visionnements, mais j'en ai déjà cinq à rattrapper ! Gulp !