lundi 11 juillet 2011

INSIDIOUS

Un long silence, un film à ne pas manquer: INSIDIOUS. La sortie en DVD et Blu-ray est prévue pour le 12 juillet (demain!), une réussite de taille pour foutre les jetons! N'hésitez pas...


La bande-annonce:

vendredi 25 mars 2011

Hobo with a Shotgun


HOBO WITH A SHOTGUN de Jason Eisener débute aujourd'hui en salles et si vous aimez le genre, en voilà un qui donne une bonne claque et qui représente un ovni cinématographique canadien dans nos cinémas avec une sortie bien poussée. Une qu'on attend depuis des lustres.

Ayant vu une bonne partie des imitations « old school » devenues en vogue depuis la sortie du GRINDHOUSE de Tarantino et Rodriguez, je peux facilement affirmer qu'il s'agit là du morceau supérieur à cette brochette. On nous présente avec talent et férocité un univers dément qui ne recule devant rien, réussissant la tâche difficile de ne pas ennuyer après un moment et de ne jamais nous bombarder de références agaçantes, chose qui est habituellement de mise dans ces nouvelles moutures. La direction photo de Karim Hussain ajoute grandement au tout, avec son aspect crasseux à l'extérieur et ses couleurs folles magnifiquement rendues à l'intérieur. Malgré un aspect humoristique, le film traîne également un lourd climat subversif aidant à plonger dans cet univers sans détachement et réservant quelques passages surprenants allant bien au-délà de la simple blague. Étant un admirateur de Rutger Hauer, le visionnement ajoutait un lot de plaisirs à le redécouvrir sur grand écran dans un tel rôle.

N'hésitez pas à aller le voir rapidement, le film a besoin de votre support ! La bande-annonce:


(Le montage de la seconde partie de cette bande-annonce peut laisser songer à un Troma de bas étage, mais détrompez-vous !!)

samedi 12 février 2011

Jean Rollin (1938-2010)

Une longue absence du blog (une habitude vous direz, et sans doute avec raison) avec plusieurs projets et embrouilles occupant les temps libres peu nombreux, comme toujours, mais malgré tout ceci et le temps passé, je ne pouvais laisser sous silence un événement qui me frappa quelques jours suivant mon anniversaire en décembre dernier: le décès de Jean Rollin.

Pour les gens le connaissant, son état de santé chambranlant depuis de nombreuses années en inquiétait plus d'un et je redoutais toujours cette nouvelle. J'en suis grandement reconnaissant à mon ami Simon qui m'a annoncé le tout avec tact et gentillesse en personne lors d'une rude journée avant que la nouvelle ne se propage sur le web, lui-même l'ayant appris par des connaissances de Rollin. Lorsqu'on a affaire à quelqu'un que l'on admire grandement, on s'imagine qu'il sera toujours là, à poursuivre son combat contre toutes les embûches. La notion qu'il n'est plus est toujours difficile à assimiler.

L'enthousiasme de Jean Rollin envers son travail et la reconnaissance qu'il recevait tranquillement est sans aucun doute ce qui le poussa à continuer aussi longuement malgré cette santé, complétant même un nouveau film en 2010 (LE MASQUE DE LA MÉDUSE, son unique film tourné en HD) tout en prévoyant un nouveau projet. Jusqu'au dernier moment, il poursuivait...

Il annonçait lors de la sortie de LA NUIT DES HORLOGES qu'il s'agissait là de son dernier film (vous pouvez lire au sujet de ce film ici), à moins d'opportunités tombées du ciel. Ce film me toucha énormément, tout comme la majorité de ses oeuvres, mais voilà que ce film particulier annonçait en quelque sorte sa mort et les décombres laissés par le temps. Un film-testament s'il en est avec une notion qu'il explorait déjà auparavant (comme dans la nouvelle LE DERNIER LIVRE en 2002, lu récemment), mais jamais avec autant d'allusions et encore moins dans l'un de ses films. Un visionnement de taille.

Un rêve s'est produit en 2007 alors que j'ai pu passer plusieurs heures avec Jean Rollin pendant quelques jours lors de sa venue à Fantasia. Étant timide et grandement intimidé vis-à vis une telle rencontre, je me suis retrouvé avec un homme chaleureux aux nombreuses anecdotes avec lequel c'était un plaisir de partager. Généreux de son temps, il accorda une entrevue à mon ami Frédérick et moi-même sans hésiter ce qui fût un grand moment, ajoutant au choc de me retrouver en sa présence. Une fois le tout terminé, il revena même nous garnir de cadeaux qu'il avait avec lui.

Jean Rollin m'a apporté énormément à travers les années, chose qui se poursuivra chaque fois que je plongerai dans ses oeuvres et son monde onirique, autant filmique que littéraire, et il en demeurera ainsi pour toujours. Les femmes-vampires sortant des horloges ne seront jamais oubliées.

Je vous laisse avec quelques textes élogieux, écrit par des amis: Frédérick Durand sur son blog et Simon Laperrière sur le blog de Fantasia. Également, un magnifique texte de Pascal Françaix partageant des moments passés avec Rollin (ici).

dimanche 28 novembre 2010

Le journal intime d'une nymphomane

Voilà que mardi dernier était la première parution en DVD d'un film de Jess Franco produit par Robert De Nesle (excluant les coproductions comme LES DÉMONS sorti en Allemagne) et on doit ce grand jour à Mondo Macabro. Enfin ! l'époque Franco/De Nesle reçoit son dû sur le marché vidéo. Contrairement à ce qui était prévu au départ, ce n'est pas LORNA L'EXORCISTE qui sort des voûtes en premier, mais LE JOURNAL INTIME D'UNE NYMPHOMANE (sous le titre anglais de SINNER: THE SECRET DIARY OF A NYMPHOMANIAC). Le DVD de LORNA est surnommé « la sortie maudite » vu les nombreux problèmes encourus avec ce titre en plus des histoires de droits d'auteurs pour les titres de De Nesle qui ont nécessité plusieurs années de travail pour en venir à bout.

Pour ce film, MM ont tout d'abord reçu une copie en version pornographique provenant de l'Italie. Quoi de plus inquiétant lorsqu'on sait la rareté du titre en question. Est-ce possible de retracer une copie intégrale ? Nous étions en suspens pendant un bon moment, mais Pete Tombs a complètement rassuré et, du même coup, enchanté son public en annonçant une version complète de 99 minutes ! Wow ! C'était un grand jour d'apprendre cette durée puisque c'est la version la plus longue jamais compilée à ce jour !! C'est à se demander si le film a même été présenté avec cette durée quelque part lors de sa sortie (probablement, mais jamais répertorié), la version la plus longue sur le marché vidéo faisant dans les 84 minutes.

15 minutes de plus de ce magnifique opus ! Ceci poursuit mon hypothèse de bobine manquante lors de la parution en vidéo pour les films dépassant les 90 minutes discuté ici lorsque j'avais pu voir une copie 35mm de LE MIROIR OBSCÈNE. Avec ce LORNA, si on fait la conversion de durée du 84 minutes de PAL à NTSC avec l'ajout de la scène censurée de godemichet et qu'on ajoute une bobine manquante, on arriverait sans doute à ce 99 minutes. Fantastique !

LORNA et SINNER étaient censés paraître tous les deux cette semaine, mais LORNA fut repoussé de nouveau, « simplement » pour un problème d'encodage et rien de pire. Ouf ! L'inquiétude se repointait, haha ! On a plus qu'à patienter jusqu'en janvier pour avoir une copie intégrale de LORNA que j'ai bien hâte de découvrir, autant pour les scènes additionnelles que la qualité visuelle et sonore de celle-ci.

Revenons donc sur le titre qui vient de paraître et qui gonfle l'enthousiasme pour les titres à venir: LE JOURNAL INTIME D'UNE NYMPHOMANE ! Reçu cette semaine, visionné ce weekend avec grande curiosité. Tout d'abord, la copie est géniale avec quelques débris ici et là, mais tout de même stupéfiante avec le grain de pellicule apparent (chose que j'adore), sans devenir encombrant. Je faisais face au même ébahissement ressenti lors de la projection de LE MIROIR OBSCÈNE en 35mm. Visiblement, pour les versions VHS, le distributeur ne faisait que prendre les copies usées à la corde des cinémas, sans doute ce que De Nesle refilait puisque le distributeur ne voulait probablement pas payer pour retourner au négatif et assumer les coûts d'une nouvelle copie et De Nesle n'allait certainement pas refaire une nouvelle copie pour le marché vidéo. Hypothèse qui se tient quand on voit l'état de la pellicule pour les VHS. Aussi, à un moment, l'étalonnage se modifie (comme dans LE MIROIR OBSCÈNE en 35mm et VHS) pour être plus sombre, économie d'argent pour un stock de film moins cher ? Enfin, dans SINNER, ça se produit sur le tard, mais dans LE MIROIR, c'est tôt dans le film (Emma Cohen en discussion au resto avec Robert Woods).

Montserrat Prous

Après l'écoute, j'ai comparé avec la version française que je possédais et il n'y a aucune différence sauf pour la scène d'ouverture qui est complètement là ! Et quelle scène d'ouverture ! Je me disais à quel point elle était superbe avec l'ambiance réussie mettant le ton pour ce qui nous attend. Une scène bien importante quand on revoit le film et qui était sans doute trop abîmée sur la copie utilisée pour la VHS avec le titre apparaissant arbitrairement avant d'enchaîner dans le film. Ce film n'a donc pas souffert de bobine manquante, une bonne chose qui peut sans doute s'expliquer vu la durée inférieure à 90 minutes (le film faisant un peu moins de 87 minutes)....

Anne Libert

Pour ce qui est du film comme tel, j'ai tout simplement adoré. Jusqu'à ce grand jour, je ne l'avais jamais vu et de le découvrir dans cette version est un plaisir. Le film bénéficie d'un climat particulier, plutôt lourd et surprenant, accentué par la musique de Jean-Bernard Raiteux (alias Jean-Michel Lorgere) qui est géniale et hypnotisante. Il y a de superbes dialogues et des surprises ici et là avec un petit rôle pour Franco lui-même en chef de police et Howard Vernon en médecin qui arrive plus tard dans le métrage, assez pour que j'ai oublié qu'il faisait partie du film. Il s'occupe de son propre doublage, ce qui est encore mieux. On y trouve de nombreuses scènes mémorables dont la scène d'ouverture captivante avec peu de moyens ou cette scène de la grande roue de fête foraine, prenant un virement malsain et déboussolant. Magnifique !

Au final, un Franco majeur que j'ai grandement apprécié, vivement plus ! De découvrir les films de l'époque De Nesle avec ce niveau de qualité est tout simplement stupéfiant, on ne croyait plus que ça viendrait un jour.

Howard Vernon

Pour les suppléments, on inclut une entrevue avec Stephen Thrower (17m) parlant du cinéma de Franco en général, le qualifiant magnifiquement comme je le considère, ce qui donne encore plus envie de lire son livre à paraître en 2011. Il y a également un deuxième segment (10m) avec Thrower discutant de SINNER et bien sûr l'entrevue avec Gérard Kikoïne, enthousiaste et sympathique (15m). Il partage quelques anecdotes de sa carrière de monteur son puis monteur image, évoque des souvenirs de De Nesle et des montages qu'il faisait des films de Franco sans jamais avoir rencontré le mec. On ne précise nullement de quel titre il discute à chaque reprise, mais ça demeure captivant avec l'ambiance convivial du tout et la bonhommie contagieuse de Kikoïne. On complète le tout avec un texte de Pete Tombs sur le film (intéressant), de petits textes biographiques sur les acteurs et un sur Raiteux (intéressants également) puis on termine avec la bande-promo pour Mondo Macabro.

Je me demandais pourquoi Jess Franco n'est pas en entrevue pour ce film et la seule hypothèse qui me vient en tête est que ce qui est présent sur le DVD à venir de LORNA est du matériel de Stephen Thrower pour son bouquin (entrevue récente) et peut-être qu'il n'a pas parlé grandement de ce film avec Franco d'où le manque de pertinence d'une entrevue. Peut-être qu'il évoque 2-3 phrases dans l'entrevue présente sur le DVD de janvier ou que cette entrevue ne fait qu'évoquer l'époque De Nesle en général. Hmmmm... On le saura bien assez tôt. Quoiqu'il en soit, ce SINNER est déjà bien rempli et on n'en demandait pas tant ! Je vous laisse avec quelques images de ce DVD et d'autres provenant de la VHS pour les nostalgiques qui ont longtemps vu ce film sur ce format avec la qualité qui s'ensuivait.... [Ne jugez pas sévèrement la qualité du DVD par ces images, mon programme de captures n'est pas ce qu'il y a de mieux et c'est peu dire !]

samedi 11 septembre 2010

The Birthday Massacre de retour !

Eh oui ! C'est le grand retour de THE BIRTHDAY MASSACRE, un nouvel album le 14 septembre, PINS AND NEEDLES !

De plus, un nouveau vidéoclip d'une nouvelle pièce de l'album en question est également disponible depuis quelques jours, IN THE DARK, réalisé par Michael Falcore (du groupe) et Rodrigo Gudiño (du magazine canadien Rue Morgue). Une association logique et pour la première fois, on sent l'ambiance du groupe à travers le monde onirique créé. Une collaboration réussie qui continue le chemin de ce groupe que j'adore et suit depuis plusieurs années. Allez voir la vidéo ici:

http://www.thebirthdaymassacre.com/InTheDark/

Aucune date pour une venue à Montréal pour le moment (une visite rapide vers leur ville originaire, Toronto), mais on continue d'espérer qu'après la tournée en Angleterre, il y aura un passage à Montréal. Ou sinon, prochainement... Leurs spectacles sont si magiques que c'est difficile de résister.

Autre bonne nouvelle, BLONDE REDHEAD sort également un nouvel album le même jour, PENNY SPARKLE !!

Inutile de mentionner que les deux albums sont bien certainement déjà pré-commandés de mon côté. Laissez-vous tenter, vous ne le regretterez pas...

Et pour faire suite au dernier billet: de nouvelles embûches ont empêché la sortie de LORNA L'EXORCISTE à sa nouvelle date prévue. Il paraîtra donc le même jour que le JOURNAL INTIME D'UNE NYMPHOMANE (SINNER), soit le 23 novembre. J'ai eu peur pendant un instant avec les dires de Pete Tombs (la copie ayant été martyrisée par les Italiens lors de son exploitation), mais je demeure optimiste. On voit bien que c'est un admirateur du film qui veut le diffuser parce que l'abandon se serait pointé depuis longtemps avec bien des distributeurs... Bravo à Mondo Macabro de continuer dans ce délire !

samedi 12 juin 2010

LORNA repoussée

La sortie de LORNA, L'EXORCISTE en DVD est maintenant malheureusement repoussée de deux mois (dûe pour le 31 août), mais la bonne nouvelle est, qu'entre autre, une scène controversée longtemps pensée perdue fait dorénavant partie du métrage ! Mondo Macabro ont également publié quelques images de leur transfert sur leur blog ici. Ça fait saliver et la qualité semble irréprochable. On ajoute donc deux mois à patienter...

Pour l'instant, voici donc la pochette du deuxième titre de cette collection De Nesle-Franco à paraître plus tard cette année, LE JOURNAL INTIME D'UNE NYMPHOMANE:

Ces pochettes superbes sont conçues par Gilles Vranckx (aussi derrière l'affiche géniale d'AMER) et vous pouvez visiter son blog (ici) pour apercevoir la version non-censurée de ce SINNER ainsi qu'un brouillon de la chose et bien sûr, bon nombre de ses oeuvres.

mercredi 12 mai 2010

BONNE FÊTE JESS FRANCO !

Le blog est bien silencieux depuis quelques temps pour la même raison qu'à l'habituel (manque de temps), mais voilà, je ne pouvais laisser passer l'occasion de souhaiter un joyeux anniversaire à mon cinéaste favori, Jess Franco, qui célèbre aujourd'hui ses 80 ans ! Bonne fête Jess ! Je lui souhaite de pouvoir porter à l'écran encore bon nombre de ses obsessions !

Et si vous ne le saviez pas, PAULA-PAULA, son plus récent film (garnit d'une bande sonore géniale de Friedrich Gulda), est disponible depuis février à l'adresse suivante: http://www.paula-paula.com/ Un film expérimental de la part de Jess, étant plus axé sur l'ambiance psychédélique et les images quasi-hallucinatoires, le tout inspiré et porté par ladite musique. Vous pouvez voir un petit vidéo de Franco sur le site et encore plus sur le DVD lui-même. Un raconteur de haut calibre, on ne s'ennuie jamais de l'écouter parler cinéma.

Il ne faut également pas oublier la sortie très prochaine de LORNA, L'EXORCISTE en DVD de la part de Mondo Macabro. En voilà un que je vous recommande chaudement. Il s'agit d'un de mes favoris de ce génie et je bave d'avis de le revoir tout restoré, après tant d'années à en rêver. Je vous laisse avec la pochette de cette édition qui paraîtra le 29 juin prochain... Marquez votre calendrier !

lundi 14 décembre 2009

LA NUIT DES HORLOGES en DVD !

Voilà une bonne nouvelle pour remonter le moral: le dernier film de Jean Rollin est maintenant disponible en DVD pour la France (Region 2 PAL) ! En plus du film dans un bon transfert, on y retrouve des bandes-annonces de divers films de Rollin et une entrevue de 15 minutes avec le metteur en scène, toujours aussi intéressant et enthousiaste tout en discutant d'un peu de tout.

De ce que j'ai pu voir, le DVD ne se trouve pas pour le moment en ligne chez les gros vendeurs (Amazon.fr ou Fnac.com). Peut-être s'agit-il d'une sortie indépendante ou à tirage limité, mais on peut le trouver aisément sur le site de l'éditeur en question: http://www.lcj-editions.com (ou plus précisément ici). Il fait bon de voir une belle pochette pour un de ses films, autre que les visuels de la compagnie Redemption qui tente de se reprendre avec les ré-éditions récentes.

Il y a quelques jours, je recevais ma copie qui arriva à grande vitesse (moins de trois jours entre la commande en France et la réception au Québec) et je me suis retrouvé avec une nouvelle surprise en ayant le DVD en main: on a cité un de mes commentaires à propos du film sur la pochette (ça vient d'ici) ! Plusieurs diront qu'il n'y a rien d'exceptionnel à ça, mais de mon côté, je suis très honoré de la chose. Jean Rollin est un des cinéastes que j'admire grandement et avec lequel j'ai pu converser il y a quelques années. De le rencontrer était déjà un grand moment, puis l'occasion de passer un peu de temps avec lui est inoubliable. Ses oeuvres me touchent particulièrement et voilà qu'un de mes commentaires se retrouve là, sur la pochette du magnifique métrage qu'est LA NUIT DES HORLOGES. Superbe !

Malgré une minime erreur dans l'adresse du site, mon enthousiasme demeure et je reste choyé par cette surprise. D'ailleurs, c'est tout de même comique puisque mon grand camarade Frédérick avait lui aussi eu cette chance pour la sortie nord-américaine de LA FIANCÉE DE DRACULA. Amusant.

Les bonnes nouvelles se poursuivent: Rollin a sorti un nouveau livre dernièrement, BILLE DE CLOWN, chez E-dite. Quelques semaines plus tard, j'apprend que Rollin vient de tourner un moyen métrage de 52 minutes, LE MASQUE DE LA MÉDUSE, travaillant pour la première fois en HD. On peut maintenant savourer un petit making-of que voici:

Making Of Jean Rollin "Le masque de la méduse"

Après la première à Toulouse il n'y a pas si longtemps, il annonce qu'il projette de tourner des séquences additionnelles pour en faire un long métrage ! Magnifique ! Il avait affirmé un peu partout que LA NUIT DES HORLOGES serait son dernier film, mais voilà le batailleur qui revient avec un nouveau projet pour notre plus grand plaisir. Il ne reste plus qu'à patienter pour sombrer une fois de plus dans son monde onirique...

D'ailleurs, pour les intéressés qui ne le savaient pas et qui peuvent lire les DVD PAL, Xploited Cinema offre un spécial depuis un bon moment sur les superbes éditions limitées de la compagnie Encore (voir ici) pour 20$ US chacune ! Ces éditions sont splendides et à ce prix, elles sont irrésistibles ! Voyez...

LES DÉMONIAQUES
3 disques + livret de 64 pages

REQUIEM POUR UN VAMPIRE
3 disques + livret de 64 pages

LA MORTE VIVANTE
2 disques + CD (bande sonore) + livret de 64 pages

LÈVRES DE SANG
3 disques + livret de 64 pages

LA NUIT DES TRAQUÉES
2 disques + livret de 32 pages

LE FRISSON DES VAMPIRES
2 disques + livret de 32 pages

LE VIOL DU VAMPIRE
2 disques + livret de 32 pages

samedi 5 décembre 2009

Décès de Paul Naschy...

Je fus frappé il y a quelques jours par une nouvelle bien triste: Jacinto Molina (alias Paul Naschy) est décédé dans la nuit du 30 novembre dernier. Le cancer du pancréas l'acheva. J'ignorais complètement son combat avec la maladie qui a débuté l'année dernière, puisque les projets et les apparitions s'accumulaient pour lui ces derniers temps, avec son enthousiasme vigoureux pour chacun d'eux, laissant croire à la bonne forme.

Laissant derrière lui un oeuvre particulièrement original, macabre, gothique, souvent doté de loup-garous et de personnages historiques sanguinaires, sa vision singulière dégageait toujours une ambiance onirique savoureuse, chose peu partagée par ses pairs. Il était définitivement l'éternel rêveur qui ne lâchait jamais prise malgré toutes les embûches. Admirateur invétéré de monstres des classiques de la Universal, Naschy n'a pas seulement oeuvré dans le cinéma d'épouvante comme sa longue filmographie le démontre, mais voilà que cette partie dévoile aisément son enthousiasme envers le cinéma de genre.

Je visionnais à peine il y a quelques mois le magnifique coffret sorti par BCI/Eclipse (The Paul Naschy Collection), comprenant cinq métrages bien différents dans sa filmographie tout en laissant de côté ses aventures en tant que lycanthrope. Tous ont un charme particulier: du fantastique espagnol aux images surprenantes où l'étrange et le macabre dominent et où les découvertes sont uniques et nombreuses. Mon favori de ce lot est HUMAN BEASTS (1985) (alias El carnaval de las bestias), un film au climat lugubre et curieux avec un scénario très sombre et surprenant que je vous recommande fortement. Son personnage le plus connu demeure bien évidemment Waldemar Daninsky, un lycanthrope à la recherche d'une cure pour sa malédiction qui perdurera pendant plus de dix films d'où le titre de son autobiographie, « Memoirs of a Wolfman ».

À ce jour, le cinéma de Naschy autre que fantastique demeure pratiquemment inconnu ce qui laisse tout un pan de sa carrière à découvrir malgré sa disparition récente; petite consolation pour le moral après cette nouvelle abrupte. J'ai eu la chance de rencontrer l'homme en question il y a quelques années lors du festival Fantasia et je garde un très bon souvenir de cet être chaleureux, sympathique et généreux, bravant les petites heures de la nuit pour répondre à chacun de ses fans. Un moment mémorable tout comme sa filmographie qu'il fait toujours bon de redécouvrir.

Au revoir Jacinto Molina, et merci pour votre cinéma fantastique.


jeudi 3 décembre 2009

Jess Franco, Robert De Nesle.... et Pete Tombs ?

Ce blog sommeille souvent aux mêmes instants chaque année. Que ce soit par mon manque d'enthousiasme soudain, un manque de temps quotidien ou un trop grand nombre de projets conçus au même instant qui, vu la deuxième raison, ne se termineront probablement jamais ou sinon, dans bien des lunes... Mais voilà, je reviens toujours mettre un peu de vie lorsque je trouve le temps ou lors de différents événements provoquant un enthousiasme démesuré.

Une nouvelle récente a déclenché cet enthousiasme et on la doit à Pete Tombs et Andy Starke de Mondo Macabro, étiquette de DVD hors du commun qui parvient toujours à dénicher des titres alléchants. Cette fois, c'est un événement. On ne s'y attendait plus.

J'écrivais il y a quelques temps à propos de la nuit blanche dedié à Jess Franco à la Cinémathèque québécoise (ici) qui proposait une version inédite sur le marché vidéo du film LE MIROIR OBSCÈNE (voir la suite ici) présenté en glorieux 35mm. Ce fut une découverte sous plusieurs points... Eh bien voilà que ce film fait partie des productions du Comptoir Français du Film de Robert De Nesle pour laquelle la distribution fut non-disponible sur le marché DVD pour cause de droits et très peu sur le marché VHS (encore moins en version respectée). Toutes les productions De Nesle incuant celle-ci ont eu le même destin et demeure problématique...

On continuait d'espérer, en vain, depuis des années que des titres tomberaient du ciel à un moment ou à un autre. Puis, le weekend dernier, Tombs annonçait après plus trois ans de négociations la venue en 2010 de Franco 70 - The De Nesle years Vol. 1-3. Pas de titres à se mettre sous la dent encore, mais WOW ! Quelle surprise ! C'est le temps de la fête quel que soit les titres. Les spéculations débutent...

Il y a deux jours, Mondo Macabro confirmait les titres de ces trois volumes: LORNA L'EXORCISTE (un de mes favoris), LE JOURNAL INTIME D'UNE NYMPHOMANE et LA COMTESSE PERVERSE (duquel j'avais même monté un DVD avec la version existante la plus fidèle aux désirs de Franco, mais encore loin de l'original).

On ne s'étonne cependant pas de cette sélection, les trois étant des favoris de Pete Tombs et de plusieurs. Mondo Macabro espère que ces sorties DVD vont être le début d'une longue liste de titres, ce qui décuplent encore plus l'enthousiasme. D'autant plus que fait par eux, on peut s'attendre à un traitement de qualité accompli avec beaucoup de respect. Enfin !!

Si tout va bien, le premier volume se pointera le bout du nez en mai. C'est encore loin, mais ce n'est rien comparativement à l'attente d'auparavant avec le désespoir de ne peut-être jamais voir les films en une version agréable, encore moins dans une version sans censure.

Ce jour s'en vient....

mercredi 19 août 2009

Fantasia 2009 - Jour 21 (la fin)

Un petit court fort amusant pour démarrer la soirée: THE HIDDEN LIFE OF THE BURROWING OWL (2008) de Mike Roush. Mélange de live action et d'animation, on se retrouve en plein faux documentaire à la narration rigolote pour ce hibou débrouillard et fort charmant. Le timing humoristique est exquis et on en sort avec un sourire bien ancré.

TRICK 'R TREAT (2008) de Michael Dougherty.

On plonge ensuite dans les plaisirs du temps de l'Halloween avec ce film anthologique réjouissant et prenant, demeurant toujours aussi divertissant. Je ne m'attendais pas à aimer autant, mais on arrive ici au beau milieu des festivités, menées avec un amour évident de la fête des morts. Une innovation bien réussie pour le film à sketchs où, pour une fois, on ne retrouve pas une histoire pour démarrer toutes les autres, mais plutôt des personnages tous connectés et introduits dès le départ. Cette technique fonctionne à merveille, ne brisant jamais le rythme par un nouveau départ avec des personnages inconnus. On se dirige plutôt vers le familier en approfondissant tous les événements se déroulant lors de cette soirée d'Halloween fort mouvementée. Chacun aura sa préférence envers les divers récits où l'humour, l'inventivité et la frousse sont au rendez-vous mais voilà, ils sont tous charmants. L'uniformité et la maîtrise du projet étonne et le tout ne lasse jamais en cours de route, à moins de vouloir bouder son plaisir. Un contestant fort plaisant à déguster le 31 octobre, mêlant mythes, monstres et plaisir contagieux.

INGLOURIOUS BASTERDS (2009) de Quentin Tarantino.

Eh bien nous y voilà: le film surprise de clôture de cette année et pas qu'un petit. La sécurité intensive envers la projection est présente avec la fouille de chaque personne avant l'entrée dans la salle, recherchant tout équipement électronique, retirant les cellulaires (méthode qui devrait être de mise, hehe) et tout le lot de semblable. On félicite l'équipe de Fantasia d'avoir gagné du temps en ayant fait le tour de la file avant l'heure pour lesdits cellulaires. Tout ce cirque est complètement compréhensible vu le piratage intensif, mais en patientant à travers tout ça, on réalise malheureusement que la situation où on en est rendu est bien triste, détecteur de métal à l'appui, encore plus sévère qu'un spectacle de musique. On note également des bouncers sur le côté des rangées dans la salle, debout pendant la durée complète du film, instaurant le dernier niveau de sécurité. Ah la la, quelle belle évolution nous avons...

Laissons ces pensées avec les cellulaires et, après la remise des prix du festival et une présentation enthousiaste d'Eli Roth, les lumières diminuent pour faire place au nouveau film de Quentin Tarantino, très attendu comme à chaque nouvel opus. On annonce un remake par Tarantino, mais on s'attend plus à une réinvention complète malgré la bande-annonce qui laisse de glace; on ne saisit pas l'ambiance et avec les limites du pompeux, on a peur du pire. Le verdict après cette projection: fantastique !

Je crois qu'il s'agit là de mon favori du réalisateur. On verra avec le temps, mais voilà, on en sort épaté. Je ne suis pas un grand fan fini de Tarantino, appréciant tout de même ses bons et moins bons, et qu'avant celui-ci, mon favori était le très achevé et très sous-estimé JACKIE BROWN. On tombe ici avec une oeuvre accomplie, mature, précise et diablement efficace. Les forces de Tarantino sont mises de l'avant et servent le scénario magnifiquement. Ses dialogues peuvent être parfois critiqués comme trop longs ou trop référentiels, ralentissant le récit simplement pour l'amusement dans certains de ses films (dont son DEATH PROOF, victime des critiques de ce genre, avec raison), mais pas cette fois. Tous servent le récit et d'avoir un agent nazi discutant pour arriver à ses fins et déterminer si vous êtes un traître, rien de plus nerveux et de brillant à faire perdurer avec des dialogues superbement construits, renforcis par une direction d'acteurs exemplaire et une mise en scène intensive et maîtrisée.

Étant un Tarantino, la musique a toujours une belle part à certains moments, mais ici, on n'oublit pas la terrible efficacité du silence où la tension est palpable et c'est tant mieux. Le montage serré et incroyablement précis est également un élément de taille en la faveur du film, à un point tel que je fus surpris de l'apparition du générique final tellement l'expérience se déroule rapidement malgré ses 152 minutes et l'heure tardive.

Le film est présenté en plusieurs chapitres, technique fort bien utilisée, ne lassant jamais tout en poussant les péripéties de chapitre en chapitre où les nombreux personnages sont rassemblés pour la grande finale époustouflante. À travers ce récit de guerre, on ressent un amour du cinéma qui devient rapidement contagieux, accentué par la présence quasi-constante d'affiches ou d'artisans de cet art dans le film.

Un point qui sera largement décrié lors de sa sortie: le film est à moitié ou sinon au trois quart sous-titré ! Il fallait des couilles pour en faire autant avec le marché d'aujourd'hui, particulièrement aux États-Unis. Si un cinéaste populaire pouvait créer une oeuvre de la sorte qui forcerait les indigestes de sous-titres à devoir tenter le coup, c'est bien Tarantino. On souhaite la réussite. Le film est en allemand, français et anglais, détail que j'ignorais tout comme la présence de Mélanie Laurent, délicieuse dans l'un des rôles principaux. Sans oublier Brad Pitt à la mâchoire imposante qui apporte un ton humoristique savoureux (flirtant avec la caricature dans la bande-annonce, mais patientez au projet fini avant de juger). Bien sûr, la performance extraordinaire de Christoph Waltz est à souligner: il est tout simplement hallucinant.

Des surprises, somme toute, avec une reconstitution d'époque à faire saliver par ses décors majestueux, particulièrement lors de sa finale. Vraiment, une réussite surprenante et jouissive de la part de Tarantino. J'ai déjà envie de le revoir...

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Eh voilà, c'est la fin de Fantasia 2009, une année bien remplie. On retrouve finalement des nuits plus complètes et une alimentation mieux fournie, mais les découvertes vont nous manquer rapidement. Comme les années précédentes, voici mon bulletin de vote du prix du public pour clore le tableau:

Meilleur Film Asiatique: BREATHLESS de Yang Ik-june.
Meilleur Film International: THE HORSEMAN de Steven Kastrissios.
Meilleur Long Métrage Québécois: SANS DESSEIN de Caroline Labrèche et Steeve Léonard.
Meilleur Film d'Animation: ---
Prix GURU pour le film le plus énergétique: INSTANT SWAMP de Satoshi Miki.
Film le plus innovateur: LOVE EXPOSURE de Sion Sono.
Meilleur Documentaire: GRAPHIC SEXUAL HORROR de Barbara Bell et Anna Lorentzon.
Meilleur Court Métrage: ELSE de Thibault Emin.

Vivement la prochaine année !